LES SINGES D'ANHUMAN...
EN INDE, L'EXODE RURAL LES CONCERNE AUSSI. VOICI COMMENT LES SINGES DE NEW DELHI APPLIQUENT LA POLITIQUE DU VOLEUR VOLÉ...

Un gorille Depuis déjà longtemps, les macaques rhésus de la région de New Delhi, en Inde, envahissent littéralement la ville. Leurs forêts, détruites par l'agriculture, l'urbanisation et le commerce du bois, ne leur laissaient pas d'autre choix. La population de singes, en augmentation constante dans une ville déjà surpeuplée, est à l'origine de tensions grandissantes. Pourtant, la cohabitation aurait pu demeurer pacifique puisque les habitants de New Delhi vouent un culte inconditionnel au dieu Anhuman. Ce qui par voie de conséquence confère aux macaques un caractère sacré et les rendent "intouchables". Dans la croyance des indiens, celui qui moleste ou tue un singe verra un malheur sans nom s'abattre sur lui. Autant dire que nos petits camarades profitent de la situation sans vergogne. Et la cohabitation devient chaque année plus ardue car les singes sont de plus en plus agressifs, mordants les passants sans motifs apparents, autre que celui d'une irritabilité dont on devine sans peine les raisons. Ils squattent les immeubles plus ou moins abandonnés, s'installant en groupes importants et imposants leur loi partout à la ronde. Bien sûr, ils se déplacent avec aisance dans toute la ville en passant par les toits (succédané de la cime des arbres). Ils prisent particulièrement les gares où le flux de circulation est logiquement très important. Là, ils s'installent tôt le matin et attendent leurs victimes venues de la banlieue de New Delhi. Leur travail préféré consiste à voler les victuailles des honnêtes travailleurs qui passent à leur portée. Et si la victime résiste, c'est la morsure assurée. Les indiens sont désemparés du fait de l'interdit religieux qui les empêche de se défendre. Les singes en profitent puisqu'ils n'ont plus ni moyens de subsistance ni domiciles : ils n'ont plus de forêts.
Quelle pourrait être la morale de cette histoire ? Disons, à titre de prémisse, qu'ils sont devenus le miroir d'une humanité de voleurs, spoliateurs et destructeurs. Certes, ils s'en prennent probablement à des innocents qui sont de surcroît fort bien disposés à leur égard. Mais la nature ne connaît pas la "Justice"...
anhuman & jean-marie chantrel © 2001-2006 - cette oeuvre appartient au domaine public. vous pouvez la redistribuer sous réserve de mentionner le nom de ses auteurs.