UN PEU D'HISTOIRE [3]...
LES ÉCRITS DE JACQUES LACARRIERE, AU ROMANTISME SURANNÉ, ONT CERTES UN PEU VIEILLI. MAIS ILS NOUS CONFRONTENT PAR LÀ-MÊME À L'HISTOIRE DES FORÊTS…

trppeau de brebis Jacques LACARRIERE a tant marché en France durant le seconde moitié du XXème siècle qu'il ne pouvait pas ne pas faire certains constats qui, aujourd'hui, nous paraissent acquis :

" Cette manie de tout reboiser avec des conifères transforme - plus peut-être qu'un urbanisme sans âme et sans coeur - le visage de la campagne française. Aujourd'hui, ce ne sont plus seulement les villes, les habits, les coutumes et les Français qui s'uniformisent, mais les forêts elles-mêmes."
"[...] Les Causses conviennent très bien à la forêt. Autrefois la forêt les recouvrait entièrement, avant que les industries installées dans les vallées circum-voisines - les verreries surtout - ne la détruisent dans sa totalité dès avant la Révolution. Jusqu'à cette époque, le causse n'avait pas cette allure de désert montagneux. Sa désolation, cet appauvrissement de la terre, balayée par le vent, érodée, délitée peu à peu par le gel et les eaux pour devenir ce sable blanc qu'on appelle ici le grésou (italique) sont dus aux déboisements inconsidérés des siècles précédents. "


Jacques LACARRIERE. CHEMIN FAISANT. 1977.
Jacques LACARRIERE © 1977 - cet extrait du livre n'appartient pas au domaine public sauf avis contraire de son auteur.