LE TOURISME : UNE PRÉOCCUPATION DE SÉDENTAIRES...
LE MONDE CONNAISSAIT DÉJÀ LES INVASIONS DE SAUTERELLES, VOICI VENU L'ÂGE DU TOURISME DE MASSE.

Nuée de skieurs Ils seront 1,6 milliards de touristes en 2020 et leur modèle consumériste altère gravement l'équilibre des milieux naturels. Leurs marchandises préférées sont l'exotisme, l'authenticité, le sexe et depuis quelques temps " la nature préservée ". Ces amateurs de nature sont, qu'ils le sachent ou non, une des grandes nuisances écologiques du XXIème siècle. Ils forment d'ors et déjà un énorme sous-groupe qui répond à l'appellation d'" écotouristes ". Leurs victimes sont les zones naturelles de Nouvelle Zélande, d'Amazonie, du Kenya ou encore du Népal. Partout où l'écotouriste apparaît, on est sûr que la nature déclinera progressivement. Les exemples de dégradation du milieu et de déstructuration des sociétés autochtones liées aux activités écotouristiques ne manquent pas. Et ce sont les sites les plus sauvages qui sont les plus menacés ; à tel point que de nombreux pays ferment leurs parcs naturels plusieurs semaines dans l'année pour que la faune et la flore pansent leurs plaies…
On l'aura compris, le fléau touche aussi les forêts. Le cas du Népal est exemplaire à cet égard. Non content de voir ses pistes de trekking jonchées de déchets " made in Occident ", le Népal concède à chaque trekker environ 6 kilos de bois par jour, quand l'activité d'un seul gîte d'étape népalais implique l'abattage d'un hectare de forêt par an.
L'érosion dramatique des sols qui découle de cette déforestation provoque inondations et glissements de terrain à répétition. Face à une telle situation, on se prend à espérer la disparition de quelques trekkers à la faveur d'un de ces glissements de terrains… On appelle cela " l'effet boomerang ".
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