INVITATION AU BOYCOTT.
POURQUOI BOYCOTTER LES ENTREPRISES QUI LICENCIENT QUAND IL SUFFIRAIT DE BOUDER LA CONSOMMATION POUR FAIRE PLIER "L'EMPIRE".

Caddies et emballages Et pourquoi réclamer le maintien des emplois qui disparaissent à la faveur des restructurations alors qu'une chance historique de "libérer la vie" se présente à nous ? La production industrielle mondiale - dont une bonne partie détruit la vie sur terre - repose d'abord et avant tout sur le travail de centaines de millions d'hommes. Vouloir continuer à travailler c'est donc vouloir contribuer à cette destruction. Et si l'on considère que le producteur est aussi un consommateur, c'est un peu du résultat de ce pillage mortifère que nous nous approprions à chaque nouvel acte d'achat. Il faudra le répéter longtemps même si c'est une vérité indigeste : la consommation sous certaines formes est un désastre environnemental.
"Mais quoi ! nous n'allons pas retourner vivre dans les cavernes et nous priver de tout pour sauver le monde", nous rétorquera-t-on. Qu'on se rassure, nous aussi nous apprécions un certain confort. Mais certains choix, en matière de consommation, grèvent lourdement l'avenir du monde vivant. Alors venons en au fait : le boycott de toutes les marchandises fabriqués avec du bois "exotique" issus des dernières forêts primaires est une action à laquelle devraient s'engager tou(e)s celles et ceux qui veulent encore se regarder dans la glace le matin. Vous voulez des noms ? En voici deux :
    - LAPEYRE : leader français dans la menuiserie industrielle et propriétaire du 4ème exportateur de bois du Brésil, l'entreprise ELDORADO (c'est le moins qu'on puisse dire).
    - IKEA qui étale dans les pages de son catalogue les fruits d'un pillage qui transforme progressivement l'Asie du sud-est, l'Afrique et accessoirement l'Amazonie en désert.
Mais il existe d'autres souteneurs. Nommons dans le désordre AUCHAN et CARREFOUR qui font feu de tous bois. Dans les transports, la RATP a déjà fait ses preuves, mais nous accorderons une mention spéciale à la SNCF qui a fait un usage immodérée du bois pour les nouvelles gares de sa ligne T.G.V. Méditerranée."Okoumé", "Jatoba", "Iroko" ou bien encore "Ipé", tels sont les petits noms des sacrifiés. Tout ce bois "adoucit le caractère technologique des gares" nous assure Étienne TRICAUD (qui ne fait pas dans la dentelle), architecte-boucher de ces gares.
Si tous ces marchands (et d'autres que nous ne citons pas par souci de brièveté) feignent d'ignorer que moins de 1% du bois tropical importé provient d'exploitation répondant aux critères du développement durable, vous tous qui travaillez et consommez à tour de bras ne pourrez plus dire que vous n'en saviez rien. A vous de jouer !
anhuman & jean-marie chantrel © 2001-2006 - cette oeuvre appartient au domaine public. vous pouvez la redistribuer sous réserve de mentionner le nom de ses auteurs.